La plupart des auto-stoppeurs de l’océan entretiennent une relation commensale avec leurs hôtes. Un exemple classique est le poisson rémora ou poisson suceur. Ces poissons s’attachent aux requins, aux raies manta et aux tortues afin qu’ils puissent parcourir de longues distances sans perdre d’énergie. Le remora a un organe en forme de ventouse sur le dessus de sa tête ; et il adhère au corps de l’hôte, en utilisant cet organe. Ainsi, les remords bénéficient de l’hôte, alors que ce dernier n’est pas affecté.

Il a également été suggéré qu’en plus de profiter des promenades gratuites, les remords nettoient la peau de leurs hôtes. Ainsi, la relation peut aussi être mutualiste. Un autre auto-stoppeur est la crevette empereur, qui monte sur des concombres de mer et de grands nudibranches. On a constaté que les crevettes se nourrissent au fond de l’océan, car leur hôte se déplace lentement. Il peut se cacher sous le corps de son hôte pour échapper aux prédateurs.

Emperor Shrimp monte à nudibranches

  • Des crevettes Empereur sur un nudibranche.
  • Protecteurs d’épines
  • Poissons cardinaux
  • Poisson cardinal parmi les épines des oursins

Certaines espèces de poissons cardinaux présentent une relation commensale avec les oursins. L’image montre le poisson cardinal Banggai (Pterapogon kauderni) et une espèce d’oursin à longues épines (Diadema setosum). Les poissons à rayures noires peuvent facilement se cacher entre les épines noires de l’oursin. Même si les prédateurs localisent les poissons, ils épargnent ces derniers à cause des épines venimeuses de l’oursin. En dehors de cela, ces poissons cardinaux sont immunisés contre les épines venimeuses des oursins. Il a également été noté que ces poissons ne déclenchent pas la réaction alimentaire de leurs hôtes.

Parasitisme

  • Mangeurs de langue
  • Tique de poisson
  • Un isopode parasite installé sur une langue de poisson.

Le parasite mangeur de langue (Cymothoa exigua) est un isopode qui se nourrit de la langue du poisson hôte. L’isopode mâle s’attache aux branchies du poisson, tandis que la femelle s’installe sur la langue. Il a été suggéré que ces isopodes naissent en tant que mâles, et celui qui entre dans la bouche (par les branchies) de l’hôte et s’y installe, devient femelle. Il se nourrit de la langue et attache son corps au talon de la langue. Le poisson hôte utilise le parasite comme langue. Le parasite continue de se nourrir du sang et du mucus de l’hôte.

Isopode parasite sur l’aubergine

Un isopode attaché aux branchies d’un poisson-faucon

Lorsqu’il s’agit de compétition, les baudroies se font concurrence pour la nourriture, car les sources sont rares dans les grands fonds marins. De même, les crabes en porcelaine peuvent se faire concurrence pour le territoire (anémone de mer). Lorsqu’il s’agit de prédateurs, les écosystèmes marins abritent des prédateurs mortels comme les requins et les épaulards. En bref, certaines des relations symbiotiques les plus étonnantes sont observées dans les écosystèmes marins. Ceci n’est qu’un bref aperçu de la symbiose dans les océans. Vous pouvez mener une étude approfondie pour mieux comprendre ces relations dans les eaux marines.

Fait en bref !

Le phylum Porifera est ainsi nommé parce que les espèces qui y sont regroupées se caractérisent par la présence de pores dans leur corps. Ces pores mènent à des canaux ou des tubes qui permettent le passage de l’eau et des fluides.

Les éponges n’ont pas de forme définie. Leur corps est délicat et rempli de mésohyle, une substance qui ressemble à de la gelée. Étant des créatures aquatiques, les éponges peuvent absorber de l’eau, de l’oxygène, d’autres liquides et de la nourriture avec une facilité relative par rapport aux autres animaux. Les éponges apparaissent plus comme des plantes, mais en réalité ce sont des animaux qui appartiennent à l’embranchement Porifera.

Il est intéressant de noter que les éponges n’ont pas un système digestif, un système circulatoire ou un système nerveux bien développé. Ces organismes extraient la nourriture de l’eau qui pénètre dans leur corps par les pores. Comme les éponges ont besoin de substrats (plates-formes/base) comme les roches pour rester enracinées à la surface des océans, elles sont aussi appelées sessile – des créatures sédentaires. Il y a plus de 7000 espèces d’éponges dans le monde et il est probable qu’on en découvrira d’autres à l’avenir. Les principales espèces d’éponges ont les formes suivantes : plaques d’incrustation, monticules, tubes et plaques verticales.

On sait que les éponges se nourrissent de bactéries. Cependant, dans quelques cas, les microbes peuvent vivre à l’intérieur du corps des éponges en tant qu’endosymbionts – un organisme vivant en symbiose avec son hôte et à l’intérieur de son corps. Certaines éponges deviennent carnivores là où la nourriture est à peine disponible.

Éponges dans l’océan

Les éponges sont principalement classées en fonction de leur structure ou de leurs caractéristiques externes. Par exemple, les spicules s’avèrent être un élément important pour distinguer les différentes espèces d’éponges. Les spicules sont connues pour renforcer le mésohyle. Différents types d’éponges ou de classes formées grâce au processus de renforcement sont décrits ci-dessous.

Calcarea ou éponges calcaires

Le classement des éponges est effectué sur la base de leurs structures de renforcement. Ces structures, dans le cas d’éponges calcaires, sont appelées spicules. Les spicules sont constituées de carbonate de calcium et forment un squelette d’éponges calcaires. Ils ne mesurent que 10 cm de long ; cependant, ils englobent différents types de structures comme :

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